Le mal de tête est en terme médical défini par une céphalée. Les maux de tête font partie des dix situations les plus fréquentes de consultation chez le médecin. Le mal de tête en éternuant peut affoler par la douleur intense et brutale. Nous allons découvrir ensemble quels contextes et symptômes vous devez rechercher. Quelles vont être les causes du mal de tête en éternuant, qui demandent que vous alliez voir assez vite un spécialiste ?

Mal de tête en éternuant

Rappel sur les céphalées secondaires

Le mal de tête ou céphalée en terme médical est une douleur ressentie au niveau du crâne ou du visage. Quasiment une personne sur dix souffre de migraine. La céphalée va quelquefois avoir un retentissement sur sa vie sociale ou professionnelle.
Le mal de tête en éternuant est habituellement une céphalée secondaire, c’est-à-dire liée à une cause organique locale (neurologique, ORL, ophtalmologique) ou générale.

Il sera capital de bien comprendre les symptômes qui devront amener à consulter chez le généraliste, afin de ne pas passer à côté d’une maladie plus grave. 96% des céphalées sont bénignes, c’est-à-dire non grave. Mais il est important d’en distinguer la cause.

Quels sont les symptômes urgents dans le mal de tête en éternuant ?

Toute céphalée brutale doit faire suspecter une pathologie liée aux vaisseaux sanguins.
Toute céphalée progressive doit être gérée comme une tension trop élevée au niveau du cerveau.
Tous maux de tête fébrile doivent être pris en charge comme une inflammation de l’enveloppe qui entoure le cerveau.

Situations urgentes

Les maux de têtes associés à de la fièvre et des vomissements intenses sont des critères d’urgence.

Le mal de tête est sur tout le crâne, intense et très brutale. Rechercher aussi si le mal de tête est progressif, mais exagéré par la toux, l’effort ou par la position allongée. Le caractère inhabituel du mal de tête est capital à rechercher.

Si vous êtes gênés à la lumière ou au son et que votre nuque est raide.

Si votre entourage trouve que votre attitude est différente et que vous réagissez moins bien à leur stimulation.

Une vision double qui est d’apparition récente.

Vous avez constaté une perte de poids ou une fatigue qui traîne.

Quelle attitude adopter si vous avez un mal de tête en éternuant avec un ou des signes cliniques urgents ?

Il est primordial d’aller consulter un docteur dans l’optique qu’il vous examine. Le mal de tête en éternuant ne demande pas constamment une prise en charge urgente, car la majeure partie des causes sont non graves.

Mal de tête en éternuant

Causes de maux de tête en lien avec une pathologie

Vous vous Interrogez, à quoi peut bien correspondre mes maux de têtes après une éternuement ? Des fois vous ferez facilement le diagnostic car vous serez malade ou aurez des signes qui vous guideront. Nous allons lister les différentes causes qui peuvent expliquer ces douleurs à la tête ou au visage.
Dans la plupart des cas de figures, on ne retrouve pas de causes à ces céphalées. Si les céphalées trainent dans le temps, alors à ce moment-là on diagnostiquera une céphalée chronique. Les pathologies de maux de tête primaires sont la migraine, la céphalée de tension ou l’algie vasculaire de la face.

Les causes principales de mal de tête en éternuant

Causes vasculaires

Thrombose veineuse cérébrale

Une veine du cerveau peut se fermer et engendrer des maux de tête. Les facteurs déclenchants seront la contraception aux oestrogènes, un surpoids ou de l’obésité, le tabac, une infection, un trauma, une opération, chez la femme ou après l’accouchement. J’ai mal à la tête en éternuant ! Alors il faudra chercher la présence de nausée ou vomissements, des vertiges et/ou des troubles neurologiques (perte de sensibilité ou motricité, une perte du langage, une perte de vision dans un champ visuel). Tous ces symptômes rentrent dans le cadre du syndrome d’hypertension intracrânienne. Il est important de consulter un spécialiste ou aux urgences si vous présentez plusieurs de ces symptômes cliniques.

Hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA)

Il peut arriver un mal de tête en éternuant, qui pourra être grave et qui signe la présence de saignements autour du cerveau. L’hémorragie sous-arachnoïdienne est une hémorragie qui survient brutalement dans l’enveloppe qui entoure le cerveau. La pathologie la plus fréquente d’hémorragie est une rupture d’anévrisme. Pour simplifier, une rupture d’anévrysme est une rupture d’une malformation artérielle. Les symptômes vont être un mal de tête brutal et sévère, le plus souvent accompagné d’une altération de la conscience. Les signes cliniques accompagnants seront parfois des vomissements en jets, une gêne à la lumière (photophobie) ou au son (phonophobie). Parfois il pourra exister des troubles neuro avec perturbations de la motricité, sensibilité ou de la parole. Il faut se méfier des douleurs d’un seul côté et provoquées à l’effort.
Si vous consommez de la cocaïne à forte doses ou à grande fréquence, les maux de tête peuvent être révélateurs d’une HSA.

Hypertension artérielle

Si vous avez une hypertension artérielle connue ou non, celle-ci va parfois s’accompagner de maux de tête tout à fait normaux souvent placés à l’arrière de la tête et surtout le matin. Les céphalées s’accompagnent souvent d’acouphènes, de vertiges, de saignements de nez, de fatigue voir d’insomnie. Le mal de tête en éternuant peut correspondre à cette maladie.
Saignement nez
Matin, nuit

Le syndrome de vasoconstriction réversible

Le syndrome de vasoconstriction réversible (SVCR) est une anomalie fugace de la tonicité des artères cérébrales. L’âge moyen est de 42 ans, surtout chez les femmes. Le SVCR évolue la plupart du temps sans nouveau symptôme après un mois. Le mal de tête est brutal, avec des céphalées en coup de tonnerre, souvent déclenchées par l’activité sexuelle ou l’effort. J’ai un mal à la tête en éternuant et que mon mal de tête disparaît de lui-même, alors vous avez sûrement un SVCR. Pensez à aller prendre RDV chez votre généraliste afin de confirmer le diagnostic définitif.

Maladies ORL

Une sinusite aiguë est une inflammation du sinus, avec des céphalées. Les signes cliniques sont des maux de tête aggravés en se baissant ou se penchant en avant. Les douleurs sont localisées au niveau des sinus et avec la sensation que votre cœur bat à cet emplacement. La fièvre et un nez obstrué avec un écoulement sale pourront accompagner ces céphalées.
La rhinite simple peut provoquer ces mêmes douleurs à la tête.
Les douleurs dentaires intenses sont le plus souvent associées à des maux de tête latéralisés du même côté que la douleur dentaire.
Votre mal de tête se présente en éternuant, il est fort probable que vous ayez une pathologie de la sphère ORL.

Les autres possibilités de maux de tête moins fréquentes

Les infections comme les méningites


Une céphalée avec de la fièvre va être sans doute une méningite infectieuse.
Au cours de méningite aiguë, le mal de tête est habituellement fébrile et avec une raideur de nuque et des vomissements.

Causes vasculaires

Thrombose veineuse cérébrale


Une veine du cerveau peut se fermer et engendrer des douleurs à la tête. De ce fait il faudra chercher la présence de vomissements, des vertiges et/ou des troubles neurologiques (sensibilité ou motricité, une altération du langage, une anomalie dans votre champ visuel).

Causes des articulations

Beaucoup de pathologies articulaires de la colonne cervicale ont comme symptômes des douleurs à la tête, exemple l’arthrose.

Pathologies pulmonaires

Tabac

La consommation de tabac peut engendrer des maux de tête en éternuant. Ceci peut être expliqué par le manque d’oxygène dans le sang généré par le tabac.

Drogues

La prise de drogues qui agissent sur les vaisseaux sanguins, comme le cannabis, l’ecstasy, les amphétamines, certains médicaments contre la dépression, l’ibuprofène ou encore les décongestionnants oraux, peuvent entrainer un syndrome de vasoconstriction réversible des vaisseux. Le mal de tête est brutal avec des céphalées en coup de tonnerre.
La consommation de cannabis et de cocaïne pourront être la cause de céphalées chroniques.

Des tumeurs ou abcès

Ces maux de tête sont aggravés par l’alcool, la fatigue, la toux et la position allongée, alors que la position debout atténue la douleur ; les céphalées sont bien souvent plus importantes en fin de nuit et matinales et diminuent en cours de journée. Les céphalées peuvent être associées à des vomissements. Ça commence progressivement mais peut arriver brutalement. Les symptômes seront des troubles de la sensibilité ou de la motricité, une altération du langage ou une perte de la vue dans un champ visuel.

La consultation médicale dans le cadre d’un mal de tête en éternuant

Dans la majorité des cas, vous allez en consultation un spécialiste pour connaître la cause de votre mal de tête. Vous avez besoin de connaître la réponse à votre question. Pour quelle raison j’ai mal à la tête en éternuant ? Nous allons détailler rapidement ce qu’un généraliste va vous demander et faire.

Les questions


Pour commencer, il va vous demander votre âge, vos antécédents, vos traitements, vos facteurs de risques, un traumatisme récent…
Il va vous demander depuis quand sont présents vos céphalées. Est-ce que ce genre de maux de tête est connu ou inhabituel ? Il demandera de préciser l’emplacement, le type, l’intensité, les signes associés ou les situations aggravantes (froid, l’effort sportif, chaud, drogues).
Il va rechercher si vous avez d’autres symptômes, comme le vomissement, la fièvre, fatigue, une gêne à la lumière ou une gêne au son, des douleurs différentes, des troubles dentaires, ORL ou des yeux ou des anomalies neurologiques.
Si vous venez d’accoucher, il va demander comment s’est déroulé l’accouchement et les suites de couches.

L’examen clinique


Le docteur prendra votre température, la tension artérielle et la glycémie capillaire.
Il vous examinera en entier, auscultera cœur et les poumons, vous fera un examen neurologique, ORL, ophtalmo et des articulations.

Les examens complémentaires

Il réalisera selon son diagnostic des examens.

Conclusion

Un mal de tête en éternuant peut concorder à plusieurs maladies. Souvent cela sera évident et non grave, cependant quelquefois il sera nécessaire de voir un généraliste pour avoir un diagnostic définitif.